|
|
||||||||||||||||||||||||||||
Autant que des techniques de combat les arts martiaux sont des moyens de se
réaliser, d'atteindre la maîtrise et la connaissance de soi. La
démarche spirituelle, voire religieuse, fait partie intégrante
des arts martiaux. Les grands maîtres ont toujours enseigné que
l'important n'est pas de se battre, que l'art de la guerre doit être celui
de la paix et que, en définitive, il faut gagner sans se battre. C'est
l'harmonie qui triomphe du désordre. Un maître du sabre ne tue
pas son ennemi : c'est celui-ci, par manque de sagesse, qui vient se détruire
sur le sabre. En quelque sorte, les arts martiaux relèveraient de la
dissuasion vis-à-vis des autres, ils constitueraient une méthode
pour vaincre l'adversaire (parfois en profitant de ses faiblesses) et seraient
surtout une voie pour atteindre l'ultime état de la sagesse.
L'origine des arts martiaux est très ancienne. Ils se sont surtout développés
à partir du XII siècle avec le régime féodal des
seigneurs de la guerre, s'inscrivant dans la tradition samouraï. C'est
pour cette raison que l'empereur Meiji s'employa à les interdire ou à
limiter leur influence, et que le régime néomilitariste du tournant
du siècle entreprit de les réhabiliter. À nouveau proscrits
après la défaite de 1945, ils sont vite réapparus tant
ils sont une composante de la culture nipponne.