Le kendo,
la « voie du sabre », fut l'art martial par excellence des samouraïs.
Il n'a rien à voir avec les combats occidentaux où l'assaillant
multipliait les esquives et les blessures avant d'achever son ennemi. Dans le
kendo, un seul coup doit suffire : le samouraï pousse un cri terrible,
le kiai, et tranche son adversaire d'un coup de lame. Ce sport, enseigné
à l'école depuis 1926, est désormais pratiqué avec
une lame de bambou et une solide armure.
Les samouraïs avaient appris plusieurs techniques pour continuer à
se battre lorsqu'ils étaient désarmés. Le jiu-jitsu en
fut une des synthèses et il servit de base à Jigoro Kano pour
créer le judo en 1882. Le principe de base de la « voie de la souplesse
» est la force conjuguée à la douceur. Il s'agit de terrasser
l'adversaire en économisant ses propres forces et en utilisant celles
de l'autre. Il convient donc de parer les attaques et de profiter des points
faibles de l'assaillant.
Le karaté,
originaire de Chine, et introduit au Japon en 1922, est une pratique plus violente.
La « voie de la main nue », un des plus anciens arts martiaux, s'est
surtout développée à Okinawa où les habitants firent
de toutes les parties de leur corps une arme de frappe à une époque
où les autorités avaient interdit les armes.
L'aïkido se pratique lui aussi sans arme et se veut une discipline défensive.
Créée dans les années 20 par le maître Ueshiba Morihei,
la « voie de l'harmonie » s'appuie sur une méthode de respiration
et de méditation visant à se fondre dans l'univers pour se rallier
au ki, la force originelle et créatrice de toutes choses. En ce sens,
l'aïkido est parfois présenté comme « un zen en mouvement
».