Le Kabuki
est un genre théâtral classique japonais, dont les origines remontent
au début du 17 ème siècle.
En effet, une jeune femme appelée Okuni, prêtresse du sanctuaire d'Izumo, exécuta une sorte de parade érotique dans laquelle elle apparaît successivement travestie en marin portugais, puis en guerrier. Ses danses furent reprises par ses fidèles, et appelées: kabuki odori. Le succès du Kabuki auprès des foules venait du fait que les principaux acteurs étaient des femmes, bien souvent travesties, ce qui irrita le shogun, qui décida d'en resteindre la pratique aux hommes d'âge mur. Ceux-ci devait alors compter sur leurs jeux de scène, leurs costumes et les dialogues afin d'obtenir le succès.
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La scène de nô sur laquelle sont données les premières
représentations se transforme bientôt : elle s'agrandit, se dote
d'un hanamichi (sorte de seconde scène traversant le parterre au milieu
des spectateurs). De nouveaux décors, plus sophistiqués, font
leur apparition, tandis que les théâtres se dotent d'une machinerie
complexe permettant de nombreux effets spéciaux. L'orchestre, proche
de celui du théâtre nô, joue un rôle essentiel, donnant
le tempo de la pièce et participant à la création de l'ambiance
et des bruitages.
Les acteurs du kabuki, toujours des hommes, ne portent jamais de masque, mais ont le visage peint de manière conventionnelle, chaque forme et chaque couleur exprimant les caractéristiques du personnage représenté. L'acteur exagère toujours ses gestes et l'expression de son visage, et l'effet qui en résulte est quelque peu surréaliste. Les hommes qui jouent le rôle de femmes (onnagata) sont particulièrement appréciés.
Les textes bénéficient bientôt d'une intrigue et de dialogues de plus en plus écrits, même si l'inspiration de l'acteur et sa capacité à l'improvisation, notamment pour répondre aux répliques lancées par le public, restent essentielles à cet art.
