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Art de la .non
présence par excellence, codifié par des lois séculaires,
le Nô est sans doute lié aux fêtes que se donnaient les courtisans
des Fujiwara. Les acteurs, à l'époque, en établissaient
eux-mêmes les textes. L'ère féodale lui donna son plein
épanouissement et le rattacha aux cérémonies shinto, les
temples servant
de théâtres en plein air. Au nombre de deux, les acteurs établissent
un dialogue lent. Le premier est
le shite,acteur dansant et chantant «ambassadeur l'inconnu,,,» (P.
Ciaudel) le second est le waki, l'assistant. Les masques, saisissants par
leur expressivité et leur variété, représentent
le visage clair d'une jeune fille ou le faciès horrible du démon.
Il en existe une centaine. L'action, en apparence traînante, repose
sur des raisonnements élémentaires. Elle est entrecoupée
de danses significatives et Masque d'un samouraï immuables.
Guerriers, moines, sorcières, fantômes donnent à ce drame
musical une intensité et des rebondissements permanents.
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