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Au XII
siècle deux grandes familles se disputèrent le pouvoir : les
Taira et les Minamoto; des guerres civiles abondèrent en ce siècle
et les samouraï, farouches guerriers, apparurent. Le Bushido
ou code guerrier fut leur code moral qui exigeait des règles tellement
strictes que la mort héroïque sur le champ de bataille pour
leur seigneur était leur seul but.
« Si tu penses à sauver ta vie, mieux vaut ne pas partir en guerre
» disait un héros de légende. Et pour acquérir cette
force morale et physique le samouraï devait subir des années d’entraînement,
les jeûnes, les marches pied nus dans la neige et autre épreuves
subies dans le silence. Cela donnait à ces fiers guerriers une puissance
égale à celle observée dans la période médiévale
en Europe. Mais la différence entres ces deux guerriers farouches résidait
surtout dans la souplesse et l’agilité dont faisait preuve les
samouraï et aussi par l’armure dont il était vêtu,
celle-ci
était assez légère, en effet s’il fallait un palan
pour hisser un chevalier d’Europe sur son cheval, le samouraï lui
n’avait qu’une dizaine de kilos sur le dos, ce qui lui laissait
une souplesse de mouvement lui permettant de sauter les murailles des place
fortes, et autre obstacle; elle pouvait être rangée dans une
boite et en cas d’accident être réparée en remplacant
des lamelles; cette armure se composait de toute une série de sous-vêtements
bande-culotte, kimono en soie ou en tissu richement brodé et des culottes
bouffantes, rembourrées par tout ce qui précède; l’armure
venait se fixer par des lanières. Constituée de fines écailles
de fer laqué réunies par des cordons de soie, elle était
d’une résistance extrême.
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Les samouraï emportait souvent la tête de leur ennemi tranchée par la plus petite de ses deux épées, ce qui obligea les soldats à mettre des casques et à se protéger par des protège-cou spéciaux. En plus le samouraï portait un masque à l’aspect féroce pour intimider l’ennemi. Mais avant d’en venir aux mains, les règles de politesse étaient respectées, ils se nommaient ainsi que les noms de leurs ancêtres et leurs plus hauts fait d’armes; avant la bataille, de l’encens était brûlé dans les casques pour que leurs têtes sentent bon s'ils devaient être décapités. Après la bataille, le vaincu était complimenté pour sa bravoure et ceci avant sa décapitation. Comme le samouraï ne vivait que pour se battre, il lui fallait être prêt en tout temps, ce qui l’obligeait souvent à revêtir son armure en un seul mouvement.
Il était si bien endoctriné qu’il était sans cesse sur ses gardes, lorsqu’il était passé maître de son art, il continuait à s’entraîner suivant en cela le code militaire « un samouraï doit vivre et mourir l’épée à la main »
En 1603 le shogun Tokugawa isola les samouraï dans les villes fortifiées où était enfin restaurée la stabilité du gouvernement. Certains se mirent à faire du commerce et jusque à nos jours devinrent des hommes d’affaires extrêmement habiles; d’autres firent carrière dans les arts devinrent des érudits.
L’année 1878 sonna le glas de samouraï, le nom daimyo devint kazoku noblesse et shizoka petite noblesse. Le port du sabre fut définitivement interdit.