|
|
||||||||||||||||||||||||||||
Le seppuku ou suicide rituel plus connu en occident sous le nom de harakiri.
Minamoto no Tometomo fut le premier d’après la légende a
commettre le seppuku.
Les femmes chinoises, d’où provient cette coutume, voulaient prouver
qu’elles n'étaient pas enceintes en s'ouvrant le ventre, ainsi leur
vertu
était intacte.
Le seppuku apparu à l’époque de Kamakura.
En période de guerre il valait mieux commettre le seppuku soi-même
plutôt que subir humiliation et torture. En pour prouver que l’on
n'était pas un lâche.
Le suicide se faisait en public.
En 1716 le livre «Hagakure » donne un sens plus dramatique au seppuku résumé par la phrase « la voie du samouraï, c’est la mort »
La dernière manière d’assumer un échec au Japon c’est le suicide.
- le cas le plus connu: La défaite au combat; le samouraï préfère se donner la mort lui-même, il prouve son courage et évite souvent la torture.
- Kanshi : les remontrances. Les vassaux du shogun accompagnaient leur critique par leur suicide. Nobunaga Oda reçu une lettre de reproche d’un vassal qui en commettant le seppuku attira son attention sur la situation catastrophique au Japon.
- Tsumebara : sanction pénale instituée par les shogun Tokugawa. Ce seppuku permettait au samouraï et à son clan d’éviter : prison, exil et honte.
- Junshi : l’accompagnement dans la mort.
En chine où cette pratique était répandue, elle était la seule raison qui ne faisait pas suite à un échec. A la mort d’un seigneur les samouraï prouvaient leur fidélité en suivant leur seigneur dans la mort. Il y a eu des seppuku collectifs, ce jusqu'à 500 guerriers.
Le shogun Tokugawa mit fin à ces pertes de vies humaines en 1663.

Le Seppuku se commettait en public, mais devant une assemblée restreinte.
L'ensemble de la cérémonie était codifiée et le
respect scrupuleux de ces codes était obligatoire.
Sur le champ de bataille où le temps pressait, le guerrier précédait
son geste d'un discours, et si possible d'un poème d'adieu. En temps
de paix, le samouraï habillé de blanc, écrivait un poème,
agenouillé sur un tatami et derrière des paravents se préservant
des regards. Avec un poignard spécial (kusungobu) dont la lame est
entourée
de papier blanc, le samouraï pratiquait une double incision en croix dans
l'abdomen. Une fois la deuxième incision pratiquée, un assistant
( kaishakunin ), placé derrière lui, lui coupais la tête
rapidement d'un coup de sabre. La douleur insupportable était ainsi
stoppée,
une fois que le samouraï avait fait preuve de son courage.
Les femmes n'avaient pas le droit à ce cérémonial. Elles
se coupaient la veine jugulaire avec un poignard ( tantô ) qu'elles possédaient
toujours sur elles. Dans certains cas, avec une autre femme, elles se tuaient
l'une l'autre en même temps.
Le rôle des bushi diminua fortement après l’unification du
Japon.
Les samouraï n’avaient plus l’occasion de montrer leur courage
et fidélité que le Junshi
Mais les ravages en vie humaine continuèrent et le shogun Tokugawa interdit
purement cette coutume.
Le samouraï qui enfreignait cette loi faisait descendre des punitions
sur
sa famille.
Le général Nagi qui se suicida à la mort de l’empereur
Meiji en 1912 fut un cas très connu de cette désobéissance.
Le Junshi étant interdit, l'esprit du Seppuku se dégrada assez
rapidement. Les seuls cas de suicides permis restaient la réparation
d'une faute personnelle (échec d'une mission, faute accidentelle),
mais surtout la sanction pénale ( Tsumebura ). Dès lors, le cérémonial
du Seppuku perdit beaucoup de son côté volontaire pour devenir
une simple exécution. Le poignard ne devint même plus nécessaire.
Un simple éventail était posé devant le condamné.
Lorsque celui-ci s'en saisissait, le Kaishakunin le décapitait
aussitôt.
La volonté de prouver son courage du Bushi n'avait donc plus place dans
une telle cérémonie. A l'ère Meiji, le Seppuku disparut
totalement, et seules les actions des Kamikaze en 1945 le rappela à la
conscience collective du peuple Japonais.