|
|
||||||||||||||||||||||||||||
Déjà dans le Japon médiéval la poésie était
un art.
Dans les cours des shoguns on récitait des poèmes.
Il existe 3 grandes formes de poésie japonaise : le haïku le plus
connu, le tanka et le renku.
Le haïku, petit poème très court, comporte 17 syllabes
sur seulement 3 lignes, comportant respectivement 5, 7, 5, syllabes.
Donc très court mais très évocateur ils sont intuitifs
: un moment de la vie, un instant de nature. Rappellant toujours une saison.
| kono aki wa nande toshiyoru kumo ni tori Basho |
Cet automne-ci pourquoi donc dois-je vieillir ? oiseau dans les nuages |
la traduction en français ne corespond pas aux 17 syllabes.
Basho Matsuo
(1644 – 1695) est connu comme le premier grand poète
de l'histoire du haïku.
Ses haïkus sont quelques fois un peu théâtraux, mais la plaisanterie,
la mélancolie sont présentes, tout en rappelant la grandeur de la nature
et l’aspect éphémère de l’homme.
Un vieil étang
Une grenouille saute
Des sons d'eau
Basho
Rien ne dit
dans le chant de la cigale
qu'elle est près de sa fin
Basho
Presque tous les japonais connaissent quelques haïku des plus grands poètes.
Le haïku fait partie de la culture et du patrimoine japonais.
Les occidentaux connaissent souvent ce qu’est un haïku, mais pour
eux il n’aura jamais la même sensibilité ni le même
zen.
Chacun peut faire des haïku, mais pas essayer de copier, surtout rester
soi-même dans sa pensée.
Haiku
japonais classiques |
|||
| De bouger il n'a pas l'air.
Pourtant il travaille dur Son champ, le paysan! Kyorai |
Dans le vieil étang Une grenouille saute Un ploc dans l'eau! Basho |
Sur la cloche du temple S'est posé un papillon Qui dort tranquille. Buson |
Tout a brûlé heureusement, les fleurs avaient achevé de fleurir. Hokushi |
Qui se soucie de regarder |
Un superbe cerf-volant |
Sur mon chapeau |
Sur mon chapeau |
| Une fleur tombée Remonte à sa branche Non, c'est un papillon! Moritake |
Cet automne Je n'ai pas d'enfant sur les genoux Pour contempler la lune. Onitsura |
Le voleur M'a tout emporté, sauf La lune qui était à ma fenêtre. Ryokan |
Que n'ai-je un pinceau Qui puisse peindre les fleurs du prunier Avec leur parfum! Shoha |
|
|||
| une grappe de raisin travail d'un homme plaisir d'un autre |
je soutiens l'homme qui autrefois me portait dans ses bras |
||