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Les allergies aux pollens (le rhume des foins quoi !) touchent une grande partie de la population japonaise, d'après les estimations environ 10 à 13 % soit près de 14 million des japonais, ce phénomène est plus prononcé dans les grandes villes en raison de la pollution atmosphérique qui rend les organes respiratoires plus sensibles.
Il n'existe pas de remède miracle mais il y a des médicaments dits à l'occidental ou oriental mais qui soignent seulement les symptômes (irritation des yeux, larmoiement, nez bouché ou coulant comme une fontaine) qui peuvent durer longtemps, au point de perturber le sommeil et la concentration intellectuelle et surtout le travail.
Pour
se protéger les japonais mettent des masques en tissus sur le visage
et des lunettes spéciales.
Le principal accusé est le cèdre du Japon, qui a été planté à grande échelle dans les année 1949 à 1970, pour combler la pénurie de bois due aux incendies de la Deuxième Guerre Mondiale, il a été choisi pour sa croissance rapide, couvrant 45'000 km2 soit près de 12% du territoire.

Le cèdre commence à produire le pollen après 30 à 40 ans environ, ce qui correspond parfaitement à l'explosion du nombre de cas d'allergie, de plus pour ne pas arranger les choses, la concentration pollinique dans l'atmosphère est la plus forte de février à avril, ce qui correspond à un moment clé de la vie des japonais : entretiens d'embauche, examens d'entrées dans les écoles, déclarations d'impôts. C'est également la saison des cerisiers en fleurs. Donc ne dites pas à un japonais qui est allergique que c'est la plus belle période de l'année.
Dans
les grandes villes, des mesures sont faites quotidienement pour
donner à la population un bulletin télévisé ou sur internet de prévisions
de la concentration de pollen dans l'air.