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Dans les maisons japonaises, il n’existe pas de chambre à coucher consacrée uniquement au sommeil, mais une pièce à usage multiple qui est généralement recouverte de tatami.
La paille
de riz datant d'au moins un an, est entortillée en faisceaux d’environ
deux centimètres de diamètre, qui sont disposés en couches
imbriquées
et liées avec un fil de chanvre, jusqu'à 7 couches de paille de riz
superposées
et entrecroisées, puis compressées jusqu’à atteindre
l’épaisseur
d’environ six centimètres, sur une superficie qui varie d’une
région à l’autre, mais qui s’approche en moyenne
de 180x90 cm. Ce bloc qui atteint un poids de 17 kilos au mètre carré,
est recouvert sur une face par une natte fine, faite de jonc igusa, dure
et brillante. Le tatami est finalement bordé sur les deux longueurs
par une bande d’étoffe
large de trois centimètre sur le côté exposé à l’extérieur.
A
partir de l’époque Kamakura (1185-1382), sont signalées
des nattes obtenues par superposition de diverses couches de paille de riz
consues selon une forme rectangulaire standard correspondant à la superficie
occupée
par deux personnes assises ou par une personne couchée. Ces dimensions
moyennes devinrent des multiples directs de la longueur et de la largeur des
pièces, et par la suite de toute la construction domestique. Encore
aujourd’hui
les dimensions du tatami constituent l’unité de mesure de la maison
japonaise, et sont mesurées sur la base du nombre de tatamis.
On dit par exemple une pièce de six tatami represente une surface de 10 mètre carré.
